L'histoire de Saint Charles

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En 1865, une épidémie de choléra décime Paris et l'école qui est à l'époque un orphelinat exclusivement destiné à aider des enfants pauvres, accueille alors des orphelins, 100 garçons à l'actuel emplacement de l'école et 150 filles chez les sœurs. Les conditions d'admission sont : être orphelin de père et de mère ou de l'un d'eux, être pauvre et avoir au moins 2 ans et au plus 7 ans.

 

Il n'est heureusement plus du tout nécessaire d'être orphelin pour être scolarisé à Saint-Charles mais la vocation première de l'école est restée la même : aider les familles en difficulté qu'elles soient matérielles ou sociales et offrir un encadrement solide à de très jeunes enfants pour qui il y a peu d'autres structures d'accueil et dont les parents ne peuvent s'occuper au quotidien.

 

L'école a été reconstruite et agrandie en 1989. C'est une école primaire qui va de la maternelle au CM2. Il y a aujourd'hui 7 classes primaires et une classe d’aide (enseignante sans élèves, à la disposition de ceux qui ont besoin d’aide).

 

Une structure d'école originale : à la fois internat et externat

 

A partir de 1989, l'école reconstruite et agrandie a commencé à accueillir des externes venant essentiellement du quartier ce qui contribue à enrichir les échanges et montre qu'on peut vivre ensemble sans avoir le même rythme de vie. Cela ne pose aucun problème aux enfants qui s'adaptent parfaitement et cela ne nuit nullement à la scolarité des uns et des autres, mais il est très important que les parents des externes adhèrent au projet pédagogique qui sous-tend cette structure et soient persuadés que cela peut apporter quelque chose à leur enfant. C'est un critère essentiel d'admission.

 

La juste proportion : l’équilibre est le maître-mot de cette institution au profit si hétérogène. Dans chacune des classes, quelques enfants en difficulté, quelques enfants handicapés, quelques enfants précoces, toutes ces particularités en juste proportion pour être soit des atouts, soit absorbées par le groupe classe qui fait alors là son travail d’intégration, au profit de tous.

 

Le projet de l'internat a évolué en fonction des besoins de chaque époque, mais la priorité de la congrégation religieuse reste l'aide aux familles : aux parents dont les rythmes de travail sont incompatibles avec une vie de famille équilibrée, aux familles désunies et monoparentales, de plus en plus nombreuses, aux familles parlant peu ou mal le français ce qui constitue un handicap pour l'intégration des enfants, aux familles ayant des problèmes de logement et de travail, aux familles qui veulent assurer à leurs enfants un climat de paix et de sérénité indispensable pour une bonne scolarité. Et pour tous ceux qui sont persuadés que la mixité est éducative, qu’être très jeune confronté à d’autres relations, d’autres milieux, d’autres religions n’est qu’une bonne préparation à la vie dans le monde de demain.